L’ancien Président du Bénin, Nicéphore Soglo a fait une sortie médiatique ce lundi 10 mars. Sur RFI, l’ex-homme d’Etat est revenu de long en large sur la situation des personnalités politiques en prison et le cas des exilés.
L’ancien Président Nicéphore Soglo est péremptoire sur la question des libertés au Bénin. Ce lundi en effet, lors de son entretien avec le média français, l’ex-homme d’Etat est revenu sur la situation des personnalités politiques en prison et le cas des exilés. Non content de l’exil de son fils Lehady, l’ancien maire de la ville de Cotonou va clairement exprimer son amertume.
Il a d’abord souligné qu’il a aidé l’actuel Président Patrice Talon à conquérir le pouvoir. Mais se désole de la situation de son fils, Léhady Soglo en exil depuis 2017 et condamné à dix ans de prison ferme par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
« …tu dois permettre à mon fils Léhady à qui tu as collé 10 ans de rentrer dans son pays », a exigé Nicéphore Soglo. Sur le cas des autres il va renchérir : « Je dis que cette année, l’année 2025, il (NDLR Patrice Talon) doit libérer tous les prisonniers politiques, les Réckya (NDLR l’ancienne ministre de la justice), le professeur Joël Aïvo, tous ceux qui sont en prison ». Avant d’ajouter que les exilés doivent rentrer au pays pour dire au Président Patrice Talon « ce qu’ils pensent de sa gouvernance ».
Cette volonté de voir les exilés rentrés au pays et les personnalités politiques libérées, est partagée par l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Le 2 février dernier, au cours d’une cérémonie de présentation de vœux, l’ancien Premier ministre de feu général Mathieu Kérékou, bien qu’appartenant à la mouvance, a exprimé le même besoin. Il a appelé à la libération des prisonniers dits « politiques », et le retour des exilés selon les informations rapportées par l'investigateur
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