Sénégal : une centaine d’universités privées non autorisées épinglées par le gouvernement
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Abdou Rahmane Diouf, a dévoilé qu’une centaine d’universités privées exercent au Sénégal sans avoir rempli les conditions requises.
Des universités privées exercent en toute illégalité au Sénégal. C’est ce qu’a révélé, dimanche 30 mars 2025 (et non le 31), lors d’une émission sur RTS, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Abdou Rahmane Diouf.
« On va devoir régler les problèmes actuels. Au Sénégal, aujourd’hui, il y a 8 universités publiques et 298 universités privées. Sur les 298, au moins une centaine, ce qui fait le tiers, qui ne remplissent pas les conditions d’agrément définitif, les conditions d’habilitation et les conditions d’accréditation », a déclaré le ministre selon PressAfrik.
Malgré la situation d’illégalité, ces universités ont accueilli des étudiants boursiers de l’État. « On y avait fait affecter des étudiants pris en charge par l’État », a confié le ministre. « Si vous avez, dans un pays une centaine d’universités qui ne remplissent aucune condition, est-ce que vous devez venir embrayer sur cet existant négatif au point de continuer à porter préjudice aux étudiants et aux parents ? », s’interroge-t-il.
Le ministre a indiqué qu’« aujourd’hui, il y a même des universités où on a constitué des collectifs d’étudiants qui ont payé des études et obtenu des diplômes ». Ces étudiants, une fois sur le marché du travail, « se rendent compte que leurs diplômes ne sont pas reconnus ». Abdou Rahmane Diouf s’est voulu ensuite rassurant. « Ce gouvernement est en train de faire le travail. Nous avons les rapports sous notre table et très bientôt, on va commencer à en parler ».
Mais l’approche du gouvernement pour régler cette situation, souligne-t-il, « ce n’est pas l’approche du gendarme du tout punitif où on va venir essayer de fermer toutes ces universités ». Selon le ministre, le gouvernement compte « tendre la main à tout le monde ». Les universités concernées vont recevoir « des mises en demeure » et vont pouvoir « discuter ». Le ministre Abdou Rahmane Diouf a fait savoir qu’à la fin, il y aura au Sénégal « des établissements d’enseignement supérieur privés assainis » selon les informations rapportées par Banouto.
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