La France a annoncé qu’elle ne prendra pas part aux opérations de sécurisation du détroit d’Ormuz, malgré les sollicitations répétées de Washington. Le président Emmanuel Macron a confirmé ce mardi 17 mars 2026 que Paris excluait toute implication militaire dans le contexte actuel de tensions au Moyen-Orient.
« Nous ne sommes pas partie prenante au conflit. Jamais la France ne participera à des opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz dans les conditions présentes », a déclaré le chef de l’État. Cette position traduit un choix stratégique : éviter l’escalade et préserver une posture de neutralité dans une région déjà fragilisée par les affrontements.
Le détroit d’Ormuz demeure un passage vital pour le commerce mondial, par lequel transitent environ 20 % du pétrole et une part importante du gaz naturel liquéfié. Or, dans le contexte de la guerre opposant les États-Unis, Israël et l’Iran, Téhéran a intensifié ses menaces, affirmant qu’aucun navire ne pourra circuler sans son autorisation. Cette situation alimente les inquiétudes sur les marchés énergétiques, où les prix du pétrole connaissent déjà une flambée.
La prudence française s’explique aussi par les pertes déjà subies : un soldat français a été tué lors d’une attaque contre une base à Erbil, en Irak. Face à ce drame, Emmanuel Macron a choisi de renforcer une posture défensive. Le porte-avions Charles de Gaulle a été déployé en Méditerranée orientale, non pour participer aux combats, mais pour protéger les intérêts français, les ressortissants et les alliés dans la région.
Ainsi, Paris privilégie la protection de ses propres positions et refuse de s’engager dans une opération militaire qui pourrait l’entraîner dans un conflit direct avec l’Iran. La France reste ouverte à une éventuelle coopération future, mais uniquement lorsque les conditions de stabilité et de sécurité seront réunies.
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