Ce vendredi 28 mars 2025, le groupe rebelle du M23 et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), ont procédé à la signature d’un accord de cessez-le-feu.
Ledit accord prévoit le retrait immédiat des forces de maintien de la paix de cette organisation en RDC (SAMIDRC) de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Une force déployée depuis décembre 2023 pour « combattre », aux côtés de l’armée de la RDC, les groupes armés opérant dans l’est du pays, notamment le M23, qui a conquis de vastes zones depuis qu’il a repris les armes en 2021 contre le gouvernement de Kinshasa.
Selon le document conjoint, publié à l’issue de la rencontre, les chefs d’état-major des armées d’Afrique du Sud, de Zambie, du Malawi et de Tanzanie, ainsi que le chef militaire du M23, Sultani Makenga, étaient réunis vendredi à Goma.
Et les parties prenantes ont convenu que le M23 « facilite le retrait immédiat des troupes de la SAMIRDC avec leurs armes et leurs équipements », via l’aéroport de Goma, pour l’heure inutilisable, car endommagé par les combats.
À cet effet, le M23 et la SADC ont décidé de la mise sur pied d’un comité conjoint, chargé d’évaluer l’état de l’aéroport et la SADC s’est engagée à participer à sa réparation.
« La SADC a décidé de nous accompagner à la réparation de l’aéroport de Goma pour que cet aéroport s’ouvre au plus vite, afin que le retrait des troupes de SAMIRDC se fasse dans un bref délai », a déclaré à la presse, à Goma, le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka.
Précisons que l’effectif de la SAMIRDC est estimé à environ 1 300 hommes. Le nombre de soldats qui doivent être évacués de Goma n’a pas été révélé. Selon un diplomate, cité par Jeune Afrique, ils sont environ un millier, réfugiés dans une base de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), à Goma, depuis la prise de la ville, sans liberté de mouvement.
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