À l’occasion du passage à la nouvelle année, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a accordé sa grâce présidentielle à plus d’un millier de détenus. Cette mesure, saluée par certains, suscite néanmoins des critiques au sein de l’opposition et de la société civile, qui estiment que plusieurs prisonniers méritent également de retrouver la liberté.
Le front « Touche pas à ma Constitution » et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) rappellent que de nombreuses personnes demeurent incarcérées dans des conditions jugées inhumaines.
« Beaucoup sont encore privés de liberté ou gardés dans la souffrance des prisons aux conditions inhumaines », dénoncent ces organisations, qui considèrent que la grâce présidentielle reste incomplète.
Nathaniel Olympio, porte-parole du front « Touche pas à ma Constitution », a réaffirmé la détermination des acteurs de la société civile :
« Nous continuerons de nous battre pour qu’ils soient libérés. Il n’y a pas de raison que certains soient sortis des prisons et que d’autres maintenus. Ce sont des détenus politiques parce qu’ils ont été arrêtés soit dans l’expression de leur opinion politique, soit lors des manifestations », a-t-il déclaré à l’AFP.
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