Contrairement à ce qui circule sur les réseaux sociaux, notamment à la suite de la fuite d’un courrier émanant de l’ambassade du Niger à Abidjan, les mendiants nigériens ne sont pas les seuls visés par cette opération spéciale. Certes, le Niger a dénoncé les méthodes utilisées lors de l’intervention, mais les chiffres montrent que cette opération ne ciblait pas exclusivement les ressortissants nigériens. Parmi les individus interpellés figurent également des Ivoiriens, Maliens, Burkinabè, Ghanéens et SénégalaisLe phénomène de la mendicité en Côte d’Ivoire ne date pas d’hier. Il s’agit d’un problème de longue date qui met en lumière les failles du système d’immigration ivoirien, notamment en ce qui concerne la gestion des flux migratoires et l’intégration des populations étrangères en situation de vulnérabilité. Cette situation est également le reflet d’un défi plus global lié à la pauvreté et au manque d’opportunités dans plusieurs pays de la sous-région. Ce contexte est l’une des raisons qui obligent les populations à migrer vers la Côte d’Ivoire à la recherche d’une vie meilleure.Pour les autorités ivoiriennes, cette opération s’inscrit dans un cadre de réorganisation des villes et de lutte contre le désordre urbain. Les grandes agglomérations, comme Abidjan, sont particulièrement touchées par ce phénomène. Les mendiants occupent les carrefours, les marchés et les espaces publics stratégiques. Ces pratiques sont jugées incompatibles avec les efforts du gouvernement pour moderniser les villes et attirer davantage d’investissements étrangers.
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