Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a marqué un tournant majeur dans la vie politique et économique du pays en annonçant, lors du Conseil des ministres tenu jeudi, la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques. Dans le même temps, son gouvernement a validé l’adoption du Plan Relance 2026-2030, destiné à redéfinir la stratégie de développement national pour les cinq prochaines années.
Une refondation politique radicale
Selon le compte rendu officiel, le ministre d’État Émile Zerbo a expliqué que cette décision s’inscrit dans une dynamique de « refondation de l’État ». Le diagnostic établi par l’exécutif met en cause le système partisan, jugé responsable de la fragmentation sociale et de l’affaiblissement de la cohésion nationale.
Le décret adopté prévoit non seulement la dissolution formelle des partis politiques, mais également le transfert de leurs patrimoines au Trésor public. Les projets de loi correspondants seront prochainement soumis à l’Assemblée législative de transition afin d’entamer le processus législatif.
Un plan économique ambitieux
Sur le plan économique, le Conseil des ministres a validé le Plan Relance 2026-2030, présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo. Ce programme, évalué à 36 000 milliards de francs CFA, repose principalement sur des ressources souveraines et constitue désormais le cadre de référence pour la politique de développement du pays.
Le plan s’articule autour de quatre axes stratégiques :
la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix ;
la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance ;
le développement du capital humain ;
la modernisation des infrastructures et la transformation structurelle de l’économie.
Parmi les objectifs chiffrés, le gouvernement vise à réduire le taux de pauvreté de 42 % à 35 %, à augmenter l’espérance de vie moyenne de 61 à 68 ans, et à tripler la capacité de production énergétique nationale, passant de 685 MW à plus de 2 500 MW.
Dr Nacanabo a insisté sur la dimension collective de ce plan, appelant à l’implication des communautés et à un suivi rigoureux basé sur des évaluations annuelles, afin d’assurer l’efficacité des actions et d’ajuster les stratégies en fonction des résultats.
Communication officielle
Ces décisions ont été rendues publiques par la Direction de la communication de la Présidence du Faso, confirmant la volonté du gouvernement de donner au Burkina Faso un nouveau cadre politique et une orientation économique ambitieuse
Les champs obligatoires sont indiqués avec *